A la découverte de l’Hirondelle rousseline en Hérault

Vous l’avez peut-être déjà remarquée sans le savoir, l’Hirondelle rousseline est une espèce encore peu connue mais bien présente dans les paysages méditerranéens. 

L’Hirondelle rousseline, c’est qui ?

Proche cousine de l’Hirondelle rustique, l’Hirondelle rousseline (Cecropis daurica) s’en distingue par l’absence d’une marque rouge brique à la gorge, par la présence de stries sur les flancs et, surtout, par celle d’un collier et d’un croupion roux, qui lui ont valu son nom français.  

Cette hirondelle passe l’hiver en Afrique subsaharienne et nous revient au printemps. En France, l’Hirondelle rousseline n’est présente que dans le bassin méditerranéen, et la population nationale est estimée à environ 200 couples. Il s’agit donc d’une espèce peu commune, dont les mœurs sont encore méconnues et le statut de conservation difficile à évaluer 

Un habitat un peu particulier…

Pour sa reproduction, l’Hirondelle rousseline s’installe préférentiellement, en milieu naturel, au niveau des porches, des grottes, des gouffres, des voûtes ou d’autres espaces rupestres protégés. Ces milieux naturels étant peu communs, l’Hirondelle rousseline a su s’adapter et niche désormais majoritairement dans des infrastructures construites par l’Homme. On la retrouve ainsi fréquemment sous des ponts et dans des buses en béton ou en tôle ondulée 

Pourquoi l’étudier ?

L’Hirondelle rousseline est une espèce solitaire et discrète, qui vit plutôt à l’écart des zones habitées. En raison de ce comportement, il est difficile d’observer et de recenser le nombre d’individus nicheurs présents en France. 

Envie de participer à son suivi ?

Cette année, le pôle protection de la nature de la LPO Occitanie DT Hérault organise un suivi bénévole des populations d’Hirondelles Rousselines en Hérault, entre mai et juillet 2026. Pour plus d’informations, voir l’offre bénévole. 

Volontaire Service Civique Shana Moussu
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