Les plans de conservation

Les Plans Nationaux d’Actions

 Les plans nationaux d’actions visent à définir les actions nécessaires à la conservation et à la restauration des espèces les plus menacées. Cet outil de protection de la biodiversité est mis en œuvre par la France depuis une quinzaine d’année. Ces plans ont été renforcés suite au Grenelle Environnement et leur nombre a largement augmenté pour atteindre aujourd’hui 72 PNA en activité (en projet, en rédaction, en validation, en mise en oeuvre, en évaluation).

Ces plans s’appuient sur la protection réglementaire des espèces menacées. Ils visent à coordonner la mise en œuvre des actions volontaires, lorsqu’elles sont nécessaires, pour assurer ou rétablir un état de conservation favorable des espèces concernées.

 

 Les modalités d'actions

 Un Plan National d'Actions s’appuie sur 4 type d'actions :

  • Le développement des connaissances

Il vise à organiser le suivi cohérent des populations de l’espèce ou des espèces concernées, de leurs habitats et de leur état de conservation.

  • Les actions de gestion et de restauration

Coordonner les actions favorables à la restauration des espèces ou de leurs habitats est essentiel. Dans certains cas, lorsque les effectifs sont devenus trop faibles ou que l’espèce a disparu, des opérations de renforcement de populations ou de réintroduction s’avèrent nécessaires.

  • Les actions de protection

Ces actions visent la non-dégradation des espèces et de leurs habitats. Les plans définissent des priorités d’actions dans ce sens, mais aident également les acteurs à intégrer cette protection dans leurs projets d’aménagement.

  • L’information et la formation

Ces actions visent à informer les acteurs concernés, ainsi que le public, et à faciliter l’intégration de la protection des espèces, aussi bien dans les activités humaines que dans les politiques publiques.

Les moyens financiers

Les plans nationaux d’actions en faveur des espèces menacées mobilisent des moyens financiers importants, soit directement, soit dans le cadre de politiques publiques parallèles, telles que Natura 2000, les aires protégées, l’aménagement du territoire, le développement de l’agriculture et de la sylviculture durables, etc.

Quelques exemples de moyens financiers dédiés aux plans nationaux d’actions.

  • Les financements publics

L’animation, la coordination et le financement des plans nationaux d’actions sont en général majoritairement assurés par les DREAL (directions régionales de l’environnement, de l’aménagement et du logement). Outre l’animation, une partie des actions est prise en charge directement par le ministère du Développement durable. Une partie des actions peut également être financée par des fonds publics dédiés à des politiques connexes, telles que la politique agricole ou encore la politique de l’eau et des zones humides. Les collectivités territoriales peuvent en outre apporter leur contribution, via le soutien aux associations ou le financement d'actions de restauration, de même que les universités et les centres de recherches ou d’autres organismes publics.

  • Les financements privés

Des entreprises, de même que des fondations privées, participent ponctuellement au financement des actions prévues par les plans.

  • Les fonds européens

À travers des programmes comme LIFE + ou certains fonds spécifiques, tel que le Feder (fonds européen pour le développement régional), l’Union européenne peut constituer un partenaire économique d’importance, en cofinançant certaines actions avec l’État et les collectivités territoriales.

Les PNA dans l'Hérault

Depuis l'année 2008, la LPO Hérault s'investit en tant qu'opérateur départemental, coordinateur régional ou simple partenaire dans plusieurs PNA : 

 

 

 

 

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