Associer la nature et les arts pour protéger les zones humides !

Au delà des traditionnelles conférences et sorties naturalistes proposées par la LPO Hérault dans le cadre des Journées Mondiales des Zones Humides 2018, nous avons à nouveau été invités à participer à la manifestation "la galerie éphémère" co-organisée par le Syndicat Mixte des Étangs Littoraux et le Conservatoire d'Espaces Naturels du Languedoc-Roussillon sur le site des salines de Villeneuve-lès-Maguelone.
Si nous avons la volonté de participer à des manifestations culturelles, autres que des événements environnementalistes, afin de toucher un plus large public et de sensibiliser des publics "déconnectés" de la nature, le succès n'est pas toujours au rendez-vous et les bilans mitigés.
En 2017 nous avons par exemple réalisé des actions de sensibilisation lors de concerts de rap à Sète, de variété à Montpellier, lors de brocantes à Valras, de foire viticole à Montagnac, de Loto à Villeveyrac, etc.
Ces actions n'ont pas été totalement inutiles d'un point de vue pédagogique, elles ont permis de rendre visible notre cause, de (r)éveiller quelques esprits "assoupis" sur les enjeux environnementaux, mais, souvent, nous avons eu ce sentiment que les objectifs "minimum" de sensibilisation n'ont pas toujours pu être atteints et que nos actions étaient perçues par le public (et les animateurs) comme "un cheveu sur la soupe".

Il n'est pas aisé de mesurer, quantifier, évaluer, l'impact sur le public de ces petites graines que nous avons pu semer, mais force est de constater que la recette proposée à l'occasion de ces "galeries éphémères" et ses 4000 personnes rencontrées au sein d'un espace naturel protégé, doit nous inspirer.

Il n'est pas question de "piéger" un  public venu pour de l'art et sur lequel nous sauterions pour faire passer des "messages" de sensibilisation. Il s'agit bien d'une véritable immersion pour le public où l'art véhicule un message sur la nature et où la nature, de par l’émerveillement qu'elle suscite, invite le public à se questionner sur son impact, ses gestes, le rôle qu'il a à jouer dans les enjeux de protection.
L'éducateur et l'artiste, médiateurs entre l'homme et la nature, permettent de créer cette première accroche, pour, ensuite, si le public est prêt, leur proposer d'aller plus loin...
Un grand merci aux organisateurs de cette manifestation, de nous permettre de réaliser cette belle expérience chaque année qui nous invite à nous questionner, à remettre en questions nos pratiques, à "dépoussiérer" nos actions de sensibilisation, afin d’œuvrer pour la protection de notre nature, qui, comme l'art, fait appel à nos émotions, nos intuitions, notre intellect.
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